La chou-fleur sème... les idées germent.

20 août 2016

Biodiversité et agriculture, l’utopie ? (2)

Nous avons converties nos terres à l’agriculture biologique à l’automne 2014. Pendant les quelques mois suivants, en suivant évolution de nos champs et nos cultures, je m’interrogeais sur la réalité possible de l’équilibre biodiversité -  agriculture comme je l’avais écrit ICI.

 Après presque 2 ans maintenant et suite à notre 2ème récolte, je m’interroge toujours mais avec un regard ébahi sur la nature et sa capacité à rebondir.

 

Coccinnelle, voeux de malheur pour les pucerons!

Les insectes et petits ravageurs

Lors de plusieurs « tours de plaines » dans nos champs, j‘étais abasourdie devant la diversité et le nombre  d’insectes dans nos champs. À chaque pas dans les cultures et en particulier la luzerne, il y avait au moins une coccinelle visible. La diversité d’araignée, de papillons,  de punaises, de carabes m’a vraiment scotché. Les tours de plaines sont maintenant une séance d’observation entomologique récréative.

Pucerons, limaces, ce sont des ravageurs que les agriculteurs conventionnels combattent chaque année à grand renfort de produit. Nous n’en mettons jamais. Les limaces ne sont jamais un problème et les pucerons sont totalement régulés naturellement. La nature s’autorégule rapidement apparemment.

Je parle de biodiversité visible, mais l’invisible, doit évoluer tout autant j’imagine: la biodiversité du sol, les « fongi » doivent changer en même temps, du fait de l’absence de produit phytosanitaire. 

 

Une inconnue en habit de lumière, strass et paillettes.

Depuis le semis de luzerne en aout 2014, la culture s’est fait envahir par des mulots. Ce qui est très gênant car les mulots creusent des galeries, mangent la végétation et les racines de la plante et font diminuer ainsi le rendement et la durée de vie de la culture. Ceux-ci ont commencé à prendre place dans la prairie depuis.

Méga punaise sur méga feuille de rumex (une mauvaise herbe très génante).

Notre technicienne bio du groupe d’agriculteurs bio auquel nous adhérons est venue voir la luzerne et était tout aussi démunie que nous. Aucune solution ne pouvait être mise en place pour réguler les mulots et limiter l’invasion… à part : mettre des piquets de bois pour faire venir les rapaces, prédateurs des mulots et favoriser la régulation naturelle de ces bestioles.

Nous avons donc posé des piquets de bois et lors de nos ballades cet hiver dans les champs, il s’avérait que les rapaces venaient régulièrement aux vues de pelotes de réjections qui gisait aux pieds des piquets de bois. Nous observons d’ailleurs souvent un busard Saint martin, un rapace un peu plus rare que les courantes buses et éperviers.

De plus, depuis plusieurs mois des hérons ont commencé à faire leurs emplettes dans notre prairie et manger les mulots. Je suis surprise de leur arrivée massive et rapide et contente que finalement cela permette une régulation naturelle.

Combat d’araignée ….attention !

biodiversité végétale : variétés, diversité, mauvaises ou bonnes herbes.

La biodiversité est aussi végétale. Après plus de 30 ans en agriculture conventionnelle, les mauvaises herbes ont bien sur refait leur apparition dans nos champs. Nous les gérons en désherbant mécaniquement nos cultures. Mais, moi, qui n’ai jamais vu de coquelicot dans un champ de mon père, la vitesse de réappropriation de ces mauvaises herbes dans nos cultures me bluffe ! Et à cette récolte, j’ai d’ailleurs vu quelques bleuets, une flore messicole qui a quasiment disparue.

Depuis un an et demi, j’ai pris un certain recul en discutant avec d’autres agriculteurs bios. Sans vouloir totalement accepter les mauvaises herbes, ils tentent de les gérer dans leur globalité sur le système de culture et à l’échelle d’une rotation. Ils prennent donc une stratégie sur plusieurs années et agissent chaque année. Ils vont d’ailleurs avoir une action méticuleuse sur les vivaces les plus ennuyeuses telles que les chardons ou les rumex qui envahissent très rapidement les cultures.  Après plusieurs années d’expérience en bio, certains se foutent parfois totalement de certaines mauvaises herbes qui ne sont pas gênantes pour le rendement ou la qualité de la culture. À l’inverse, les agriculteurs conventionnels  ne veulent vraiment plus rien voir dans leurs champs et non aucune acceptation. Cependant j’ai l’impression que l’aspect visuel est très important pour eux. Le champs, doit etre « propre », vous vous souvenez ?

Compagnon blanc et séneçons dans notre luzerne. Après la première coupe de luzerne, il n’y a plus de mauvaises herbes donc il n’y a plus de « soucis » d’envahissement.

Nous parlons de biodiversité innée, mais la biodiversité agricole est tout aussi sérieuse. Alors que sur la même surface, mon papa cultivait uniquement 2 cultures différentes, nous cultivons  pour nous 8 espèces végétales différentes sans compter  la prairie qui est constitué d’un mélanges d’espèces végétales (3 à 4) ni les couverts végétaux semé en été entre 2 cultures (association de 2 à 3 espèces végétales). La terre est donc utilisée par une diversité de plantes et donc de racines qui vont explorer le sol différemment ou favoriser certains insectes.

Les fleurs de féveroles, à l'odeur énivrante...

 

Phacélie  jolie, une espèce végétale très méllifère semée en tant que couvert, entre 2 cultures.

 Le gibier

Nous avons à l’automne dernier aménagé autour de nos champs, le long de nos voisins des bandes enherbées de 4 mètres de larges. Ceci nous prend une certaine surface non cultivée et nous pénalise, cependant nous voulions absolument éviter les contaminations de nos cultures par les pesticides par contact direct ou ruissèlement lorsque nos voisins pulvérisent leurs cultures. Ces bandes enherbées demandent un entretien. Mais je suis contente de les  avoir installés car c’est aussi un refuge en été pour les oiseaux et le gibier. Après la moisson, il n’y a plus aucun refuge, vu le peu de haie dans le coin. J’espère que nous aurons l’énergie bientôt pour planter une haie (près de 1000mètres à planter !).

Et l’effet élevage…

Le retour d’un élevage dans une ferme est aussi apporteur de biodiversité je crois. En effet, les hirondelles reviennent chez nous, du fait de la présence de petites mouches, moustiques autour des animaux. C’est souvent un ballet de dizaines d’hirondelles. Et ces derniers temps, j’ai observé qu’un certain papillon de nuit énorme se cachait dans mes bottes de paille. Je ne l’ai pas encore identifié mais il m’intrigue.

Cette semaine je viens de commencer à lire un livre : Permaculture, de Perrine et Charles Hervé- Gruyer.  Tout juste quelques pages parcourues et une phrase de la préface m’a interpellé : "Il semble que là où la nature est respectée, la vie s’y épanouit avec une énergie décuplée." Je le crois !

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10 août 2016

Actions sensation : début d’été

En juin, il y a eu 4 jours de repos en duo avec ma maman, un vrai bien-être : de la marche, des siestes, de la lecture, de la bonne nourriture, des mots. Pas d’écran, de téléphone ou d’informations pendant 4 jours.

 

En juillet, je vous la fait simple, nous avons pris soins de nos corps et de nos esprits aussi…d’une autre manière :

  • Mon homme a pratiqué le sauna, pendant 5 jours par 35°C : il a fait de la mini-pelle pour creuser une tranchée de viabilisation de 150m puis la reboucher.
  • J’ai musclé mes biceps, en pelletant du sable ou de la terre…sur 150m de tranchée ou en portant des seaux de blé.
  • Nous avons fait des flexions, pour ramasser les cailloux et silex.
  • J’ai musclé mes abdos, en ratissant le sable pour niveler le tout.
  • Nous avons musclé nos abdos fessier, en nettoyant et vidant des cellules à grains.
  • Nous avons entretenu nos cerveaux, par du calcul mental : en vérifiant mille fois des côtes et mesures sur des plans et dans le bâtiment. En calculant des m3 de béton, en additionnant et soustrayant des marges de cultures inexistantes et honteuses. En tentant de comprendre les prix pratiqués en agriculture. En additionnant les ballots de foins. En mesurant notre stock de blé récolté : une cellule à grain étant un cylindre et sachant le poids du blé / hectolitre, de combien allons-nous tenir cette année ?)
  • Nous avons testé notre résistance…au manque de sommeil.
  • Nous avons pratiqué le Miracle Morning. Pour faire du foin de luzerne aux aurores pour ma part et mon homme bien sûr pour faire le pain (plus tôt que l’aurore).
  • J’ai testé les nuits sans sommeil, comme une transe digne d’un homme médecine dans la forêt amazonienne. Mais sans les champignons hallucinogènes.
  • Nous avons écouté de la musique. Beaucoup de musique : le grain qui craque sous la dent, le grain avalé par la machine, le grain qui monte en paquet dans la vis à grain, le grain déversé dans la remorque, le grain qui tombe en pluie dans la vis, comme une pluie d’été, le grain qui roule et crisse sur un tamis, une sorte de Jazz agricole.
  • J'ai testé l'agilité de mes mains en casant de la couture dans ce planning.
  • Et tout ça… c’est pas fini !

 

Aout a commencé de la même manière….

... profitez bien de la fin d’été !

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05 août 2016

Carnets de moisson : Framboise passion (1)!

Durant l’été et à l’automne, nous sommes passionnés de framboise. Lorsque nous avons récupéré un vieux jardin dans notre village il y a presque 3 ans, nous avons nettoyé les framboisiers pour leur redonner de la vigueur. Mon homme, devenu expert en taille de framboisier s’est triplement passionné de cueillette, transformation et dégustation de framboises.  Les framboisiers sont devenus son domaine, pas touche !

Cette année, les framboisiers sont un peu moins généreux, mais on se régale tout de même de framboises à toutes les sauces. Voici nos idées, ici avec des framboises fraiches :

Un mojito de framboise: Une spécialité de mon amoureux : faites un mojito avec de la menthe fraiche (du jardin !) et écrasez dedans quelques framboises…un vice !

 

Un milkshake de framboise : pour le gouter, j’ai fait un milkshake expérimental. L’expérimentation est toujours un petit bonheur:

Dans un mixer, verser un grand bol de framboise fraiche, ajouter un ou 2 yaourts selon la quantité souhaitée, une banane ou une pêche selon ce que vous avez sous la main. Mixer le tout. Et si vous voulez un gouter nourrissant, parsemez d’un peu de flocons d’avoine. Laisser reposer au frais. Vous pouvez ajouter de la glace vanille avant de mixer. Votre homme vous honorera de multiples compliments après dégustation !

 

Les framboises glaçons : nous conservons toujours une petite quantité de framboises fraiches rincées au congélateur. À chaque fois que nous faisons un kir avec mon sirop de fruit rouge, nous ajoutons une framboise dedans. Le chic assuré toute l’année !

Les framboises…tel que ! Beh oui, les framboises sur l’arbuste ou cueillies pour accompagner un yaourt, une crème vanille, un clafouti….y a pas mieux !

Pour la prochaine framboise passion…. La recette du coulis de framboise, notre « kif » le plus extrême !

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29 juillet 2016

Carnets de moisson: Gelées de groseille et verveine.

Cet hiver, nous avons bien appréciée nos confitures, sirops et autres réserves de l’été dernier, le stock se vide alors il fallait s’y mettre !

La groseille n’est pas notre fruit préféré et pourtant il y en a plein le jardin. Je la teste ici en gelée avec une infusion de verveine. Voici mon essai :

Après avoir cueilli et rincer les groseilles (roses, rouges ou en mélange), mettre dans une casserole sans les égrener avec un peu d’eau (1/2 verre pour 3 Kg de fruits). Ajouter à ce moment-là la verveine fraichement cueillie. Après avoir cuit 8 à 10 minutes à feu doux, pour faire éclater les grappes, passer le tout au tamis.

Afin de faire infuser plus longtemps la verveine, je l’ai conservé et remise dans le jus de fruit obtenu.  Peser le jus et ajouter  le sucre (1 pour 1).  Porter à ébullition en remuant doucement. Retirer la verveine. Au moment où l’ébullition commence, compter 3 minutes puis mettre en pot. Si les 3 minutes sont dépassées, recuire pendant 30 minutes pour refaire gélifier.

 

La verveine donne un gout subtil à la gelée, que mon homme a bien appréciée ! Gagné !

Et vous, les confitures ? Quelles variantes faites-vous ?

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17 juillet 2016

Quilt brodé Indigo en Jean

À la base de ce projet, je souhaitais travailler sur du recyclage textile. Je voulais pour cette fois m’attaquer au jean et refaire un plaid. Plusieurs réalisations sur internet, pour certaines magnifiques et très travaillées, m’ont orientées Puis, je suis allée entre-temps faire un petit tour à l’exposition Couleurs Indigo qui a renforcé mon idée de projet.

 

 

 

Je suis partie sur un format simple pour cette première fois: des carrés. Le plaid a été coupé en hiver 2014-15. L’assemblage des patchs et la broderie sur le verso ont été fait au printemps suivant. Depuis laissé en attente, il ne manquait qu’une finition ultime pour finaliser le plaid : poser un biais…et c’est tout !

J’ai écoulé dans ce plaid 5 vieux jeans : 2 de mon père en jean très costauds, non stretch et dont les bleus sont très clairs (jeans hyper usés), 2 jeans de ma sœur et un de moi. Un jean de ma sœur contenait pas mal de stretch, plus souple, moins intéressant comme matière première. Les carrés faits dans ce jean sont d’ailleurs un peu plus gondolés car déformables.

 

Pour démonter les jeans, après avoir galéré à découdre le premier, j’ai adopté une technique de découpe rapide avec le cutter rotatif et une planche de découpe:

  • un coup de cutter sur les coutures latérales,
  • un coup de cutter sur la fourche du pantalon,
  • un coup perpendiculaire au bas du jean pour partir d’une base
  • et hop, on tronçonne les bandes dans la longueur pour commencer et optimiser le plus de tissus possible
  • et ensuite on les détaille en patch.
  • Pas de dépiautage des poches, car ça prend trop de temps, elles sont +/- insérés dans le plaid, selon leur épaisseur et au fur à mesure des découpes, elles se détachent facilement.

 

Ici ou là j’ai intégré quelques carrés de velours restant de mon projet Jupe nouveau Western. Car le tissus allait bien avec et ressortait les bleus. Il donnait aussi un petit côté vintage avec les tons ocre.

 

Sur le verso fait de 2 chutes de tissus bleu marine en coton, j’ai brodé 2 motifs au fil blanc perle. Un motif sashiko classique et un motif d’une fleur japonisante. La faute à l’expo couleurs indigo où le sashiko était vraiment magnifique et bien représenté. Je voulais en faire plus mais me suis ravisé dans l’intention de le finir rapidos.

 

J’ai tenté d’insérer une autre épaisseur de tissus au milieu pour lui donner plus de moelleux et moins sentir les coutures du jean. Super galère …j’ai laissé tomber!! Pourtant quelques visionnages de vidéo sur youtube m’avaient donné bon espoir …

Au total le quilt mesure 1,25x 1,45m.

 

Je suis heureuse de l’avoir fini car ce projet était vraiment sympa à faire. Il a un côté bohème que j’adore.

Quand mon père et mon homme m’ont vu découper tous ces pantalons… ils imaginaient un rendu très « serpillère » !! Mais j’avais une bonne vision du projet et ne me suis pas découragée. Et finalement mon homme adore maintenant!

Cela m’a redonné envie de travailler le quilt. Je suis tombé raide dingue d’un site d’une créatrice américaine de quilt qui travaille les teintures végétales et aussi le recyclage: FolkFibers Le travail, très simple et dans des teintes douces est sublime. Des quilts comme j’aime : pas besoin de multiples tissus, de fleu-fleurs ou couleurs flashs pour donner une impression d’harmonie et de sérénité. Allez jeter un œil sur son site : http://www.folkfibers.com

 

 Bel été ensoleillé!

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09 juillet 2016

La robe seigle

Depuis 4 ans, je conserve un coupon de lin magnifique. Un lin de grande qualité, épais, avec un beau tombé lourd, il est tissé de façon rustique avec quelques irrégularités qui fait tout son charme. Un damier en 2 tons très proches, vert d’eau et beige foncé, donne une impression de tissus uni vu de loin. Ce sont ces 2 couleurs, très proches de la couleur du seigle en juin, qui m’a inspiré son nom.

 

Je cherchais une coupe simple qui ne donne surtout pas l’impression d’une robe « campagnarde » (vu les mini carreaux) et un patron plutôt garanti sans ratage. Je souhaitais refaire une robe longue car ma robe « simplicité du noir » fait un peu la tronche maintenant (elle ne devait être qu’une toile) et la robe longue est devenu un de mes basiques.

 

Est venu le magazine de burda mai 2016. Une première réalisation du patron vue sur la galerie Burdastyle par Ellen Hatteland (une bonne référence) m’a convaincu de la coupe plutôt adaptée.

J’ai donc allongé le patron pour obtenir une longueur de 90cm sous la ceinture et supprimé les découpes (2 bonnes heures de combat et travail sur le patron de la jupe avec le patronage farfelu de burda).

Coté montage, tout c’est bien déroulé. Les pinces ne nécessitaient pas de remaniement (ouf !) et le bustier est resserré de 2 centimètres tout de même.

J’ai fini la robe une heure avant de partir 4 jours en baie de somme. C’était mon but… partir avec elle dans la valise. Cependant, je souhaitais la rebroder, et j’ai fait ce travail à mon retour.

  • Le modèle : robe burda mai 2016 taille 38, retravaillée sans les découpes et buste retaillé (-2cm).
  • Le tissu : coton mondial tissus myrtille 2012
  • Le résultat :
    • Confort : ++++ confort extrême, à tous les temps
    • Style et forme : ++++ (ajustée et simple ce qu’il faut, je la trouve super !)
    • Cout : + env. 27€, les 2mètresx de tissus y sont passés.
    • Polyvalence : ++ s’insère parfaitement dans les couleurs de ma garde-robe. 
    • Naturalité : ++ (tissus en lin, fil polyester)

Elle sera aussi très bien dans une version courte au genou. Et la coupe simple permet des imprimés compliqués (qui débordent dans mes placards).

Passons aux broderies. J’ai longtemps hésité à broder à la main ou à la machine. Consciente qu’à la main la broderie serait simple et surement pas fini pour l’été….j’ai opté pour la machine au piqué libre. J’avais adoré cette technique pour mon pantalon Obi. Sur un tissu en lin épais, il donne un effet de texture super. La question de l’équilibre de la broderie est toujours délicate je trouve. Pas assez, aurait perdu la broderie sur une si grande robe. Trop, donne toujours un effet too much, sauf si on s’appelle Alabama Chanin. L broderie part donc du dos gauche, sous le bras et sur l'épaule et rejoint le devant et une moitié de l'encolure. Le fil est contrastant vert émeraude. Quelques boutons en nacre recyclés. Et voilà !

 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un si grand plaisir à créer une pièce qui me donne l’impression d’être unique, du fait de la broderie. Elle va devenir une chouchoute, simple et élégante. Ce patron a de l'avenir dans ma garde-robe, il sera une base parfaite pour reproduire les robes Sundance.

 

Finalement, j’hésite un peu à faire la robe du burda de juin 2016 tout de suite même si sa coupe semble superbe. La météo longtemps chagrine me laisse l’impression que cette robe ne sera pas surexploitée durant l’été. Et 2 projets en tête pour l’automne me font rêver. Et la moisson est à notre porte…alors à voir…

 

Quel beau cadrage n’est-ce pas ?!

Le cerisier, pas très fourni cette année, me donne toujours envie de m’allonger à l’ombre ! Bel été à vous !

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30 juin 2016

Le rêve américain et mes insomnies (7): Dans la lumière de Barbara Kingsolver

À la faveur de 4 jours de repos, j’ai enfin pu finir ce livre : Dans la lumière, de Barbara Kingsolver.

 

Un petit résumé de Babelio qui fait ça bien mieux que moi :

« Dans les Appalaches, au cœur de la forêt, Dellarobia Turnbow aperçoit une lumière aveuglante. La vallée semble en feu. Mais ces reflets rougeoyants n'ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de centaines de papillons qui recouvrent le feuillage des arbres.

Cette étrange apparition devient un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville croit reconnaître un signe de Dieu et certains scientifiques invoquent une anomalie climatique.

Toute l'Amérique se met à observer ce coin isolé, ancré dans les traditions rurales : Dellarobia comprend que de simples papillons vont bouleverser sa vie, et peut-être l'ordre du monde. »

Au premier abords c'est la couverture qui m'a plu, un papillon sublime et lumineux. Il s'est avéré que c'est un livre trépidant, même si j’ai mis du temps à le lire, un livre enrichissant du point de vue connaissance sur les papillons, un livre émouvant, de par son personnage principal et ses intrigues sentimentales et écologiques mêlées. L'écriture travaillée et un brin acide m’a accrochée dès la première page. Ce livre m’a donné envie de lire d’autres écrits de cette américaine apparemment très connue pour ces romans écolos.

À lire !

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23 juin 2016

ACTIONS-SENSATIONS : Fin de printemps

En cette fin de printemps, beaucoup de choses , en vrac :

J’ai cousu des fleurs orientales.

J’ai semé en godets plein de fleurs pour notre nouveau jardin et j’ai aussi semé plein de fleurs pour tenter de sauver un parterre.

J’ai fait des bouquets. Chaque jour, j’ai guetté la floraison des pivoines, mes fleurs préférées.

 

Nous sommes restés scotchés à la météo, priant pour que la pluie s’arrête un jour, afin de faire du foin pour l’année. L’herbe, maintenant très haute a versée et commence par endroit à pourrir sur pied. Notre espoir de faire « du bon foin » s’est évanoui, on espère faire du foin tout court…un jour viendra. Nos autres cultures sont en surveillance du fait de l’humidité constante.

Nous avons avancé dans nos travaux. Observer les charpentiers travailler si vite est captivant. En moins de 3 semaines, ils ont construit l’enveloppe de nos 2 bâtiments.

Nous avons appris, avec 2 gaillards, à faire une dalle béton en prévision de la moisson dans un de nos bâtiments. Le mystère de « comment faire une dalle de niveau » est résolu, a tout compris ! Il nous reste de grosses préparations avant la récolte…

 

Cette année, nous prenons alternativement 4 jours de vacances avant la moisson afin que quelqu’un s’occupe des chèvres. J’ai donc passé 4 jours sans mon homme qui était en vadrouille. Alors que maintenant nous vivons ET travaillons ensemble au quotidien, c’est assez troublant. Bientôt c’est à moi de partir !

 

Un reste de phacélie en fleurs (un couvert que nous semons en tant qu’interculture), une vraie beauté.

Maxi-punaise sur méga Rumex, une mauvaise herbe très gênante, adorée des chèvres.

J’ai apprécié quelques tours de plaine chez nous. Le mois de juin est une explosion végétale dans les champs. Les floraisons des différentes cultures et des mauvaises herbes, le fourmillement des insectes et des oiseaux donnent une magie à cette période.

Une premier essai de féveroles, ici en fleurs (délicieusement parfumées).

Nous avons reçu des groupes d’enfants à la ferme, leurs questions sont toujours empruntes de naïveté si logique. Si j’écoute les enfants, mon petit troupeau diminuera très vite car chacun veut repartir avec une de mes biquettes, certain que leur maman vont adorer ! Mon homme qui craignait l’invasion de bambins a finalement été conquis par leur grande curiosité envers tout.

 

 

Je redoute l’arrivé de la moisson, une période de stress intense du fait que mon papa est un vrai lion à ce moment de l’année.

Nous avons apprécié quelques kilos de fraises du jardin (oui, Kilo !!!) donnant un petit gout de luxe à nos petits déjeuners. Mon homme, malgré le peu de temps qu’il a, est tenace à conserver son potager.

 

Nous avons reçu des amis venant de plus ou moins loin ! Isabelle m’a d’ailleurs rapporter de nombreux magazines et j’ai découvert un super mag de jardin (les 4 saisons du jardin bio) ! Merci !

J’ai adoré cuisiner, avec les légumes de printemps et les herbes qui arrivent, c’est un régal pour les yeux et les papilles.

Lucky a évolué, avec 2 jours de formation de chien de berger, c’est la révélation pour son éducation. Il est maintenant à l’écoute de tout et enclin à obéir selon la complicité qu’il a noué avec nous. C‘est un ravissement de câlin chaque jour. Ayant uniquement travaillé sur les moutons, j’espère pouvoir faire des essais sur mes petites biquettes bientôt !

 

Observez bien ces yeux à faire craquer même la plus dure des coquilles sèches ! Là, voilà…je me mets dans l’entrée, ni vu ni connu pendant qu’elle travaille au bureau…mine de rien, je sais que je n’ai pas le droit ...mais comme ça pas trop loin d’elle ….bientôt elle arrivera plus à me déloger de là car elle voudra m’avoir à côté  tout le temps….ma tête toujours à portée,  prête à recevoir une petite caresse inattendue! Je vais même lui piquer une chaussette, tiens, pour avoir un nouveau  jouet. Hoooo et puis deux chaussettes c’est plus marrant d’ailleurs !

 

Bel été à vous!

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17 juin 2016

Simplification dans la cuisine : limiter l’électroménager !

Lorsque nous avons déménagé cet hiver, j’ai retrouvé tout mon bazar de cuisine.... Il était clair pour moi que je voulais simplifier le matériel. J’ai de gros efforts à faire. Cependant, il y a bien une chose où c’est facile de trancher: l’électroménager.

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L’électroménager fait partie des productions industrielles nées pour ne pas durer, cela consomme énormément de place et d’électricité. De plus, il induit souvent un contact des aliments avec du plastique. J’ai toujours tenté d’en avoir le moins possible. Je vous propose un bilan, ça fait du bien !

Mon best of utilisé au moins une fois par semaine : le magimix, le broyeur à soupe, la yaourtière, le grille-pain et la bouilloire thermos (afin de garder l’eau chaude longtemps). J’ai aussi une balance électronique. Celle-ci pourrait être remplacée très facilement par une balance sans pile. Attention, je ne parle pas bien sûr du four, de la plaque de cuisson et du frigo.

Cela semble si peu dans mes placards, mais finalement à écrire, cette liste semble bien longue !

L’électroménager utilisé occasionnellement : le gaufrier/croque-monsieur, le batteur à œuf.

Ce dont je n’ai jamais voulu et ce malgré les multiples propositions de cadeaux : une machine à café, une friteuse, un micro-onde, le coupe rôti, le mini aspirateur, la plancha, le presse fruit, l’appareil à glace, l’appareil à smoothie, la centrifugeuse, le cuit vapeur, le wok électronique, l’appareil à raclette….et j’en passe et des meilleurs.  Je crois que le pire ce sont les machines à café à dosette, générateur de déchet quotidien.

 

 

Le best-of de l’inutilité : le coupe-roti et le mini-aspirateur de cuisine, la grande classe des années 90’ !

Je pourrai ne pas avoir : la balance électronique, étant donné que j’ai un verre doseur, le gaufrier mais j’adore tellement les gaufres, le batteur à œuf (vu que j’ai un magimix),la bouilloire, étant donné que j’ai une casserole!

L’électroménager a été un débat avec mon homme, car il m’a souvent imposé son choix de matériel, très curieusement !

Ainsi, nous avons eu un mini broyeur (qui nécessite un lavage compliqué et qui ne permet pas de faire le houmous) et un appareil à râper ENORME, très INEFFICACE et qui ne rentrait JAMAIS dans le placard.  

  

Ces 2 outils sont relégués au garage pour le moment, jusqu’à ce que Monsieur décide un jour de les revendre (c’est un cadeau vous comprenez ?!).

Plusieurs outils manuels m’évitent d’utiliser de l’électroménager, cette liste semble simple et pourtant tout ce qui est écrit peut être incroyablement remplacé par un appareil électrique :

  • Un cuit vapeur inox multi-taille très pratique de ce type:

 

  • Un mini presse fruit manuel
  • Une cafetière à l’italienne à piston en inox et verre et une boule à thé en inox.

 

  • Une très grande casserole et une très grande poêle (pas de cuit-soupe, de mijoteur, de wok électrique…)
  • Un râpeur à main en inox
  • Une poêle à crêpe
  • Un petit mortier en bois pour les épices
  • Un verre doseur et une cup américaine
  • Un bon couteau et une plaque en bois.
  • Mes 2 mains.
  • Les 2 mains de mon homme qui fait le pain
  • Des recettes simples sans chichi et de l’inventivité pour remplacer certaines choses (par exemple, à la place de faire des raclettes, je fais des tartiflettes!).

Et vous, c'est quoi votre minimum vital et vos astuces?

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Carnets de moisson : l’origan du jardin.

L’origan du jardin est assez subtil et agréable au gout. Facile à cultiver, il pousse sans grand soin particulier et peut envahir même le jardin s’il est bien exposé. C’est une amie qui m’a donné une portion de son plant qui a repris très facilement.

Ici, je l’utilise sur des frites maison, faites sans friteuse. J’aime la cuisine simple avec le minimum d’électroménager. Je n’ai jamais voulu de friteuse, malgré les propositions de cadeau. D’abord je trouve cela dangereux à manipuler et surtout trop gourmand en volume à stocker pour le peu d’utilisation. En plus, on utilise souvent de l’huile de m&&&de dans les friteuses, qui reste je ne sais combien de temps.

Alors je fais mes frites au four, tout simplement sur une plaque à biscuit. La préparation nécessite 5 minutes à tout casser :

 

 

Les frites et courgettes avant cuisson;

La préparation :

J’épluche les pommes de terre (au couteau fin) que je tronçonne ensuite en bâtonnets assez irréguliers. Je dispose sur la plaque et j’ajoute un filet d’huile d’olive (pour moi c’est un très gros filet d’huile d’olive), des gousses d’ail non épluchées. Je saupoudre d’origan, selon le cas : frais émincé ou séché broyé à la main grossièrement.

Cuisson au four, à 150°C puis en fin de cuisson pour bien griller, finir la cuisson à 220 voir 250°C.

Pour optimiser souvent le four, j’ajoute d’autres légumes à cuire sur la plaque (ou sur une 2ème). Selon les saisons, là des courgettes huilées, recouvertes de comté râpé et saupoudrées de sésame ou de panure maison. En hiver c’est plutôt des carottes, du panais, du céleri, des patates douces…

 

 J’utilise aussi l’origan frais dans la préparation de pizzas maison, dans la sauce tomate des pâtes, dans les rillettes de poisson, sur les toasts au four et si possible avec du basilic quand j’en ai.   

Bon Ap’ !

Posté par LACHOUXFLEUR à 12:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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