Avec la traite, le contact avec les chèvres est plus proche et quotidien. Depuis que les chèvres sont là, j’apprends à les connaitre et à l’inverse elles me connaissent à leur façon. J’aimerais parfois savoir ce qu’elles disent quand elles s’expriment. Certaines donnant l’impression de me tenir la conversation pendant mon « café-câlin » après la traite (non, je ne crois pas être totalement cinglée).  On ne peut que ce fier alors à leurs signaux divers non vocaux. 

Il y a tous les jours ces petits détails sur elles que j’aime, leur odeur étant la première de leur attraction sur moi. Selon la météo et l'humiditié de l'air, elle est plus ou moins présente et me comble.

Il y a le haut de la mamelle, juste à « l’attache » à la patte et à l’arrière. C’est une partie ultra douce, où les poils, plus petits et plus fins font comme un tourbillon.

Il y a, mon endroit préféré pour les caresser, l’avant de leur cou jusqu'au sternum, si doux, les poils bien peignés dans le même sens, parfois très longs ou ombrés.  

Leurs yeux, avec leurs longs cils noirs et leur coup de crayons khôl qui pourraient être enviées par les mannequins.

Et puis, leurs pattes arrières, que je caresse souvent à la traite, la peau entre l'os et le tendon y est très fine, quand le soleil traverse le bâtiment, parfois il traverse la peau juste à cet endroit.

Leur ventre rebondi que j’aime bien entourer de mes bras sur certaines chèvres calmes (ou sinon un coup de corne est vite venu). Entre le haut et le bas du ventre, les poils ne vont pas dans le même sens, à l’endroit où ils se rencontrent, les poils rebiquent tous, certaines ayant même presque comme un tutu de poils noirs.

La gratouille derrière les oreilles ou entre les cornes est la cajolerie suprême pour elles.  

Il y a les abonnés aux câlins, qui me collent dès que j’arrive. Elles marchent à mon rythme en collant leur tête sur ma cuisse. La petite caresse se transforme parfois en super méga massage général. Mirage est une de celle-ci. C'est mon calmant à moi.