La fin de l’hiver et le début du printemps ont été marqués par de lourds challenges. Finir tous les travaux à temps pour les mises bas, la fromagerie, la salle de traite, la nurserie… s’organiser pour cette période intense et la gérer. Et surtout, gérer toute la suite impliquée : traire, faire du fromage, diriger les derniers travaux, tenir les marchés supplémentaires…et j’en passe. Les journées sont plus que remplies, tous les à-côtés… sont mis de côté. Il n’y a qu’un but : réussir ….ou plutôt ne pas trop se planter (plus adapté à la situation) et tenir tant bien que mal les journées qui s’allongent.

Lorsqu’on s’installe sur un projet de ce genre, on sait que l’on va travailler dure… mais est-on vraiment prêt à ce point ? C’est comme une claque qui nous réveille d’un coup. Même si on a vu le geste arriver, il nous surprend toujours.

 

On profite de l’arrivée du printemps par brides qui ne durent que quelques secondes à chaque fois : observer la lumière lorsque j’arrive tôt le matin à la chèvrerie, voir les feuilles verdirent le bois au loin en quelques jours seulement, cueillirent un coucou au pied de la voiture, apprécier les merisiers en fleurs, sentir l’herbe qui poussent si vite (et les clôtures qui ne sont pas finies pour sortir les chèvres).

Et les chèvres, qui évoluent, des mamans maintenant qui nous donnent toujours autant d’émotions. Les mises bas sont riches de sensations et de stress.