Depuis 4 ans, je conserve un coupon de lin magnifique. Un lin de grande qualité, épais, avec un beau tombé lourd, il est tissé de façon rustique avec quelques irrégularités qui fait tout son charme. Un damier en 2 tons très proches, vert d’eau et beige foncé, donne une impression de tissus uni vu de loin. Ce sont ces 2 couleurs, très proches de la couleur du seigle en juin, qui m’a inspiré son nom.

 

Je cherchais une coupe simple qui ne donne surtout pas l’impression d’une robe « campagnarde » (vu les mini carreaux) et un patron plutôt garanti sans ratage. Je souhaitais refaire une robe longue car ma robe « simplicité du noir » fait un peu la tronche maintenant (elle ne devait être qu’une toile) et la robe longue est devenu un de mes basiques.

 

Est venu le magazine de burda mai 2016. Une première réalisation du patron vue sur la galerie Burdastyle par Ellen Hatteland (une bonne référence) m’a convaincu de la coupe plutôt adaptée.

J’ai donc allongé le patron pour obtenir une longueur de 90cm sous la ceinture et supprimé les découpes (2 bonnes heures de combat et travail sur le patron de la jupe avec le patronage farfelu de burda).

Coté montage, tout c’est bien déroulé. Les pinces ne nécessitaient pas de remaniement (ouf !) et le bustier est resserré de 2 centimètres tout de même.

J’ai fini la robe une heure avant de partir 4 jours en baie de somme. C’était mon but… partir avec elle dans la valise. Cependant, je souhaitais la rebroder, et j’ai fait ce travail à mon retour.

  • Le modèle : robe burda mai 2016 taille 38, retravaillée sans les découpes et buste retaillé (-2cm).
  • Le tissu : coton mondial tissus myrtille 2012
  • Le résultat :
    • Confort : ++++ confort extrême, à tous les temps
    • Style et forme : ++++ (ajustée et simple ce qu’il faut, je la trouve super !)
    • Cout : + env. 27€, les 2mètresx de tissus y sont passés.
    • Polyvalence : ++ s’insère parfaitement dans les couleurs de ma garde-robe. 
    • Naturalité : ++ (tissus en lin, fil polyester)

Elle sera aussi très bien dans une version courte au genou. Et la coupe simple permet des imprimés compliqués (qui débordent dans mes placards).

Passons aux broderies. J’ai longtemps hésité à broder à la main ou à la machine. Consciente qu’à la main la broderie serait simple et surement pas fini pour l’été….j’ai opté pour la machine au piqué libre. J’avais adoré cette technique pour mon pantalon Obi. Sur un tissu en lin épais, il donne un effet de texture super. La question de l’équilibre de la broderie est toujours délicate je trouve. Pas assez, aurait perdu la broderie sur une si grande robe. Trop, donne toujours un effet too much, sauf si on s’appelle Alabama Chanin. L broderie part donc du dos gauche, sous le bras et sur l'épaule et rejoint le devant et une moitié de l'encolure. Le fil est contrastant vert émeraude. Quelques boutons en nacre recyclés. Et voilà !

 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un si grand plaisir à créer une pièce qui me donne l’impression d’être unique, du fait de la broderie. Elle va devenir une chouchoute, simple et élégante. Ce patron a de l'avenir dans ma garde-robe, il sera une base parfaite pour reproduire les robes Sundance.

 

Finalement, j’hésite un peu à faire la robe du burda de juin 2016 tout de suite même si sa coupe semble superbe. La météo longtemps chagrine me laisse l’impression que cette robe ne sera pas surexploitée durant l’été. Et 2 projets en tête pour l’automne me font rêver. Et la moisson est à notre porte…alors à voir…

 

Quel beau cadrage n’est-ce pas ?!

Le cerisier, pas très fourni cette année, me donne toujours envie de m’allonger à l’ombre ! Bel été à vous !